



Journée de tous les espoirs, la reprise de la Ligue 1 est le moyen pour les clubs de faire abstraction des erreurs passées pour repartir du bon pied. Moment magique ou ratage total, elle peut marquer la mémoire d'un club comme celle d'un homme. Sélections d'ouverture des dernières saisons. (Photo Presse-Sports).
Des coups d'éclat en lever de rideau de la Ligue 1, il y en a eu. Beaucoup même...Celui réalisé par le PSG le 29 juillet 2005 en match avancé de la première journée n'est peut-être pas le plus mémorable, mais il eut le mérite de mettre fin à deux démarrages ratés consécutifs. Tenus en échec à Bastia (0-0) en 2003 et défaits à Rennes (1-2) en 2004, les Parisiens renouent ce vendredi-là avec la victoire face à Metz (4-1). Devant 42.844 supporters, les princes du Parc ont pour nom Jérôme Rothen, Edouard Cissé, Christophe Landrin et surtout Bonaventure Kalou. Coup de génie ou coup de poker, Laurent Fournier, alors entraîneur du club de la capitale, choisit en effet d'aligner deux de ses nouvelles recrues.
Passé du maillot bleu clair de l'AJA à celui bleu foncé du PSG, Bonaventure Kalou ouvre le bal d'un but de la tête avant de semer le trouble dans la défense messine, également à l'origine des trois autres passes décisives. Quant au milieu Christophe Landrin, débarqué du LOSC où il avait inscrit 16 buts en 9 saisons, il donne le coup de grâce de la soirée aux lorrains. Somptueux... Les « Rouge et Bleu », en fête, prennent la tête du classement, juste devant les Nantais, grâce à un goal-average de +3.
Encore que cette brillante victoire parisienne n'égale en rien l'exploit réalisé par les hommes de Guy Roux, le 28 juillet 2001. L'association de la jeunesse Auxerroise n'a en effet jamais aussi bien porté son nom que ce soir-là. A l'origine du hold-up du Stade de la route de Lorient, un jeune attaquant de 20 ans, Djibril Cissé. Il inscrit quatre des cinq buts qui permettent à son équipe d'occuper la première place du classement. Cette incroyable performance ne va d'ailleurs pas sans rappeler le triplé du jeune attaquant valenciennois, Johan Audel, l'année passée à Nungesser. Tout juste arrivé du LOSC où il n'avait joué que quatre matches de championnat, il profite du manque d'agressivité toulousain pour varier les plaisirs : il enchaîne victorieusement tir du gauche, tête, et frappe du pied droit.
Ce samedi 4 août 2007, l'exploit personnel prend donc largement le dessus sur la performance collective car il arrive que la première journée de Ligue 1 ne soit pas à la hauteur des espérances. La saison dernière effectivement les filets n'ont tremblé qu'à treize reprises au total des dix matches. Avec, trois scores nuls et vierges, le spectacle n'était décidément pas au rendez-vous ! Une pénurie de buts que, si le souhait du président de la LFP, Frédéric Thiriez est exaucé, le coup d'envoi 2008/2009 ne devrait pas connaître.
Séverine Schlosser