









Après chaque journée de Ligue 1, francefootball.fr revient sur les faits marquants. Tops, flops, analyses... Tout ce qu'il faut retenir en un coup d'oeil. Le deuxième épisode de la saison a été marqué par l'inattendue prise de pouvoir du GF 38, un OM toujours en feu, mais cette fois équilibré, un PSG (déjà) souverain au Parc des Princes, un Savidan intenable face à ses anciens coéquipiers valenciennois et un FC Sochaux-Montbélliard « en crise ». (Photo Presse-Sports)
Deux victoires (à Sochaux, 2-1, contre Rennes, 1-0) en deux journées. Ce bilan est l'oeuvre d'une seule équipe de Ligue 1. De l'Olympique Lyonnais ? Non. Des Girondins de Bordeaux ? Non. De l'OM, du PSG ? Non, et encore non... Du Grenoble Foot 38 ? Oui. Qui l'eut cru. Le GF 38 (photo d'Akrour, Presse-Sports) n'a rien d'un cador de la L1. Le promu isérois a vu son recrutement retardé (et toujours pas bouclé) par une procédure de la DNCG, possède l'un des plus petit budget de L1 (environs 25 millions d'euros), travaille dans des conditions spartiates... Mais, l'équipe de Mécha Bazdarevic occupe bien et seule la première place du Championnat. Les Isérois fêtent de la plus belle des manières leur retour dans l'élite hexagonale, quarante-cinq ans après l'avoir quittée. C'est un véritable vent de fraîcheur qui souffle sur la L1.
L'Olympique de Marseille possède une attaque de feu, on le savait. Les Marseillais l'ont confirmé, dimanche, en passant - pour la deuxième fois de la saison - quatre buts à Auxerre (4-0). Mais à l'inverse de leur rencontre à Rennes (4-4), les hommes de Gerets n'en ont encaissé aucun. En une semaine, le coach belge a su corriger les imperfections défensives de ses ouailles. Zubar a suppléé Erbate aux côtés de Hilton en défense centrale, et leur entente semble fonctionné. Mais, c'est avant tout le bloc équipe marseillais qui a progressé et qui a été intraitable en deuxième période face aux Bourguignons.
Le bloc équipe, l'Olympique Lyonnais avait déjà démontré, le week-end dernier contre Toulouse (3-0), qu'il en possédait déjà un parfaitement huilé. Ce fut encore le cas à Lorient (0-0). Problème : l'efficacité offensive lyonnaise. Car face aux Merlus, les Gones ont dominé (54 % de possession) et ont eu les occasions (8 tirs cadrés sur 15) pour faire la différence. Alors, qu'est-ce qui cloche de côté rhodanien ? Pas grand-chose, selon Jean II Makoun : « On a juste besoin de se lâcher offensivement ». A suivre.
Le syndrome du Parc des Princes. Ce refrain fut chanté tout l'été et l'automne derniers du côté du club de la capitale, incapable de gagner une rencontre au Parc avant le 13 janvier 2008 (20e journée : 3-0 contre Lens). Mais la rengaine n'aura pas court cette saison. Le Paris Saint-Germain a vaincu ses démons dès sa première rencontre à domicile, face aux Girondins de Bordeaux en plus (1-0). Avec dans le rôle du sauveur, la seule recrue sur le flanc de l'attaquant (pour le moment), Guillaume Hoarau. Certes, les Parisiens n'ont pas surclassé les Bordelais. « On a su faire front, dira l'entraîneur du PSG, Paul Le Guen, à la fin de la partie. On a gagné au courage et avec de la solidarité ». Des valeurs, absentes en début de saison dernière du côté du PSG. Les temps changent.
Un but, une feinte de corps et une passe décisives. Le tout en vingt-neuf minutes de jeu. Le néo-Caennais Steve Savidan a été le bourreau de ses anciens coéquipiers valenciennois (3-1). Une revanche pour l'attaquant de 30 ans, qui ne se sentait plus désiré à VA ? Peut-être. En tout cas, il n'a pas fait de sentiments face à VA, club où il a vécu, en quatre saisons, deux montées (de National en L2 en 2005, de L2 en L1 en 2006), inscrit 61 en National, Ligue 2 et Ligue 1. Un Savidan sans pitié. Comme le MUC 72 le fut avec son ancien entraîneur, Rudi Garcia, parti cet été sur le banc du LOSC (1-3). La première à domicile du coach lillois a été véritable calvaire. Ses anciens protégés ont mis en lumière les carences défensives et offensives nordistes. Un, voire deux, attaquant et une stabilité défensives sont demandés à Lille.
Après dix-neuf minutes de jeu samedi soir, les Verts sont sur un nuage. Ils mènent 2-0 face à Sochaux. Ils se baladent sur le terrain. Puis la machine stéphanoise bien huilée va s'enrayer. Les Sochaliens vont revenir au score (2-1) et sont à deux doigts de décrocher le nul. Pourquoi, l'ASSE s'est-elle fait peur ? Nul ne le sait vraiment. Même pas Laurent Roussey. L'entraîneur stéphanois a d'ailleurs tiré « la sonnette d'alarme » et a avoué être « inquiet pour la suite du Championnat ». En face, avec zéro point pris en deux journées (seule équipe dans ce cas), le FC Sochaux-Montbélliard « est déjà en crise », a jugé l'entraîneur sochalien, Francis Gillot. L'heure était à la soupe à la grimace, samedi soir, du côté de Geoffroy-Guichard.