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Le Zenith a tout d'un grand 29/08/2008 23:31

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Mais qu'est-il donc passé par la tête de Paul Scholes ? Le milieu anglais a marqué le (faux) but de l'année en se prenant pour Maradona. Manchester United était mené d'un but par le Zenith Saint-Petersbourg à la 90e minute de la SuperCoupe, match entre les vainqueurs de la Ligue des champions et de la Coupe de l'UEFA, vendredi à Monaco. A ce moment là donc, Scholes s'est élevé pour réussir un magnifique smash de volley. Son équipier le plus proche, qui regardait ailleurs, l'a tout de suite félicité et n'a pas bien compris pourquoi le sauveur de MU ne souriait pas. L'abitre, lui, avait tout vu et a réagi promptement : carton jaune pour Scholes, le deuxième, et l'artiste quittait la scène, vite rejoint par des Red Devils finalement battus (2-1).

Difficile de savoir quel sentiment avait pris le dessus dans la tête de Scholes. La frustration de perdre un trophée ? Ou un certain je-m'en-foutisme tenant compte de la faible notoriété de cette épreuve ? Un peu des deux probablement. L'intensité avec laquelle les deux équipes se sont affrontées, jusqu'à en venir aux mains peu avant la mi-temps, montre qu'un titre reste un titre. Après un peu plus de deux minutes de jeu, MU et le Zenith avaient déjà réussi chacun une démonstration de débordement par la droite. Ce qui montrait, premièrement, que ces deux équipes n'étaient pas là par hasard et que leur richesse technique ne s'arrête pas à Cristiano Ronaldo ou Andreï Archavine, qui a peu joué ; deuxièmement, que l'attaque peut résister d'une saison sur l'autre mais qu'une défense de fer se crée avec des mois de travail ininterrompu.

Danny héroïque, Puygrenier solide
Les deux équipes ont continué comme ça, en attaque-défense (de haut niveau), sans se procurer de véritable occasion jusqu'au premier tir cadré de Tymoshchuk à la 19e minute. Les deux équipes se tenaient et c'était là le grand enseignement de la soirée, avant même que Pogrebnyak, le grand absent russe de l'Euro, n'ouvre la marque de la tête sur une erreur d'appréciation de Van der Sar (43e), ni que Danny double la marque d'un slalom sublime de 40 mètres (57e). Le Zenith a déjà tout d'un grand : le sponsor (Gazprom), les supporters (Roman Abrahamovitch, forcément ravi que MU perde, et une cohorte de sublimes jeunes femmes ayant la chance d'être sur la Côte ce jour là), le jeu et l'affirmation dans le jeu.

Difficile dès lors d'envier le sort du Real Madrid et de la Juventus Turin. Les deux clubs, forts de leur palmarès, devraient faire peur dans leur groupe de Ligue des champions, mais en fait ce sont eux qui risquent de redouter cet adversaire qui ne donne vraiment pas l'impression d'avoir surgi dans l'élite européenne en gagnant la C3 la saison dernière. D'ailleurs le Zenith fait comme les grands : quand il recrute, il paie cher mais il le fait intelligemment comme avec Danny, acheté trente millions d'euros et qui a crevé l'écran, ou Sébastien Puygrenier, qui a fait proprement son boulot en défense. Même après que Vidic a égalisé à la 72e minute, ils ont contrôlé. Cette défaite ne veut pas dire bien sûr que MU ne conservera pas la Coupe aux grandes oreilles cette saison, mais au moins que le Zenith y est un candidat sérieux. - X. C.

 

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