



Un poil émoussé par son tour préliminaire retour de la Ligue des champions face à Brann Bergen mercredi (2-1), l'OM a néanmoins assuré l'essentiel en s'imposant 2-1 face à Sochaux, prenant seul les commandes de la Ligue 1. Mandanda a d'ailleurs été énorme. (Photos Presse-Sports)
Tous les clubs le savent : appréhender deux matches consécutifs à domicile n'a rien d'une sinécure. Qui plus est lorsque le premier, trois jours avant le second, est un match retour du tour préliminaire de la Ligue des champions. Soixante-douze heures après leur succès 2-1 face aux Norvégiens de Brann Bergen, les Olympiens ont correctement géré leur affaire domestique face à des Sochaliens pourtant contraints de ne pas perdre sous peine de sombrer dans une crise que Francis Gillot se refuse à admettre. Ou plutôt se refusait à admettre avant le coup d'envoi de ce match au Vélodrome. Battus (1-2) sur la pelouse marseillaise, les Doubiens n'ont pas démérité, loin s'en faut, mais vont devoir ouvrir les yeux.
Sans deux arrêts réflexe de Mandanda en toute fin de match, livré à lui-même face à Erding à cinq minutes du terme, puis contraint à une détente horizontale énorme sur une tête du même Erding (90e+3), Sochaux aurait un point de plus, précieux au regard de son début de saison. Mais le portier marseillais, décidément plus qu'à sa place en numéro un des Bleus au regard de sessix parades de classe, a presque à lui seul infligé son troisième revers en quatre matches aux Sochaliens. Tout en « offrant » le fauteuil de leader à son équipe. Il n'est pas le seul, mais sa prestation haut de gamme était à couper le souffle.
Son homologue Teddy Richert n'a quant à lui pas eu le même talent. Il avait d'abord bien aidé les Marseillais en manquant complètement son premier arrêt du match sur une grosse frappe de Ziani en angle fermé. Grâce à ses poings pas assez fermes, le Stade Vélodrome pouvait exulter une première fois peu avant la pause (40e, 1-0). Usé par le tour préliminaire retour joué mercredi, l'OM est tout de même parvenu à doubler la mise sur une action d'école : débordement de Niang, centre tendu et reprise sèche en pivot de Koné (60e, 2-0). Pas suffisant cependant pour empêcher les Doubiens de revenir à la marque sur un but entaché d'un hors-jeu flagrant au départ du buteur Erding (73e, 1-2), serein dans son duel avec Mandanda. Pas suffisant non plus pour empêcher les supporters du Vélodrome de vivre une fin de match crispante à souhait. Mais au dénouement heureux : l'OM est en tête de la Ligue 1 pendant que son rival lyonnais prépare un déplacement ô combien périlleux à Saint-Etienne, dimanche. D.Be