




Jacques Abardonado avait le mal du pays. L'ancien Niçois voulait retrouver l'Hexagone après une expérience de six mois à Nuremberg mi-figue mi-raisin, autant sur le plan sportif que personnel. « Me retrouver tout seul, dans un autre pays, avec une autre langue, ce n'était pas évident », reconnaît-il, sur le site officiel du VAFC. « Mais c'était une expérience très enrichissante. Je suis fier et content de l'avoir passé avec brio parce que je me suis imposé alors que c'était mal parti au début. » Au bout du compte, le rugueux défenseur français a disputé dix matches et le FC Nuremberg est descendu en deuxième division allemande. Du coup, le club bavarois a laissé libre son défenseur central.
A la recherche d'un défenseur expérimenté, l'entraîneur valenciennois, Antoine Kombouaré, s'est donc penché sur la piste Abardonado, 30 ans et 235 matches de Ligue 1 au compteur. « Pancho » a longuement réfléchi avant d'accepter la proposition du VAFC. « Je ne me voyais pas signer, pour les raisons que tout le monde connaît (l'affaire VA/OM, ndlr) », avoue le Marseillais de naissance. « Après, le coach, le Président, les joueurs, Nicolas Penneteau et Jo Audel, m'ont appelé. J'ai senti vraiment que le club était une famille, c'est ce qui compte pour moi ».