




La Ligue 1 marque une première pause ce week-end pour cause d'éliminatoires de la Coupe du monde. L'occasion de dresser un bilan non exhaustif d'un mois d'août qui a dégagé certaines tendances. (Photo Presse-Sports)
Les observateurs les imaginaient aligner les déconvenues. Ce manque de considération a dû galvaniser les promus du GF38 vainqueurs de trois de leurs quatre premiers matches. Seul le champion de France lyonnais a eu raison de la bande de Mecha Bazdarevic (2-0), déjà faiseur de miracles avec Istres qu'il avait hissé en L1. Autre départ surprenant, celui du MUC 72. Après une première défaite à domicile, on ne donnait pas cher de la peau des Manceaux, pillés à l'intersaison et orphelins de Rudi Garcia, parti à Lille. Les hommes du néophyte Yves Bertucci ont renversé la vapeur et gagné les trois matches suivants, donc deux succès à l'extérieur (3-1 à Lille et 4-1 à Nantes). Les recruteurs sarthois se sont à nouveau distingués cette saison en dénichant les compères norvégiens Helstad et Stromstad, déjà rentables. Nice, enfin, malgré les départs conjugués de Koné, Ederson, Balmont et Lloris, a déjà glané neuf points sur douze possibles.
L'OM était attendu, l'OM confirme. Fort d'un recrutement offensif alléchant, Marseille a réussi à prendre la tête du classement. L'OM marque beaucoup (11 buts) toutefois sa défense donne encore des signes de fébrilité, Eric Gerets est toujours à la recherche de la charnière centrale « idéale ». Heureusement pour les Phocéens, Mandanda veille au grain. Lyon, de son côté, est dans les temps. Marseille ne devance le septuple champion de France qu'à la différence de buts. A Tola-Vologe, la révolution de velours de cet été semble porter ses fruits. Claude Puel a déjà acquis un capital points important . Sa formation peine pourtant à marquer dans le jeu. Juninho, affûté, fait profiter ses partenaires, dont Benzema, resté en mode 2007-08 avec quatre buts à son actif. Paris, enfin, semble avoir mangé son pain noir après deux saisons catastrophiques. Fort d'un recrutement intelligent avec les arrivées des expérimentés Giuly et Makelele mais aussi des prometteurs Sessègnon et Hoarau, le club de la capitale s'est installé dans le premier tiers du classement (6e, 7 points).
Bordeaux déçoit. Le vice-champion, qui a réussi cet été à attirer du côté du Haillan les talentueux Gourcuff et Gouffran, a déjà perdu du terrain sur ses deux principaux concurrents. Les Girondins n'ont toujours pas ramené de point de leurs déplacements (à Paris et Lille) tandis que pointe la Ligue des champions qui pourrait puiser énormément d'énergie dans les rangs bordelais. La situation sur le Rocher est différente. Monaco ne dispute pas la C1 et reste sur plusieurs saisons en dents de scie. L'exercice en cours confirme l'irrégularité des Rouge et Blanc, dont l'effectif pourtant réajusté par Ricardo avec l'arrivée d'Alonso et de Simic, vient de perdre son meilleur joueur, Menez, parti à la Roma. Un départ qui symbolise les limites des objectifs actuels de l'ASM.
Le bide du début de saison revient sans contestation au FC Nantes dont le recrutement avait pourtant été salué à l'intersaison (Klasnic, Abdoun, Gravgaard). Lanterne rouge avec un point et un dernier revers cinglant à domicile (1-4 face au Mans), Nantes a déjà remercié son entraîneur, remplacé par... Elie Baup. De retour sur la scène européenne par le biais de la C3, Saint-Etienne était attendu, grâce à l'arrivée de Matsui et de la prolongation de Gomis. Au bout du compte et après un derby perdu à domicile face à Lyon, les Verts sont déjà relégables ...