





Plus de deux mois après un Euro qui a sacré l'Espagne, les nations du Vieux Continent sont déjà tournées vers le Mondial 2010. Dès samedi soir, elles débuteront les éliminatoires, qui doivent envoyer le premier de chacun des neuf groupes en Afrique du Sud. Les huit meilleurs deuxièmes, eux, se disputeront les quatre dernières places en barrage, durant l'automne 2009.
Malgré son statut de vice-champion d'Europe, l'Allemagne (groupe 4 ) aborde son déplacement à Vaduz avec prudence. Le sélectionneur Joachim Löw est sur ses gardes : « Le Liechtenstein, ce n'est pas Saint-Marin », que la Mannschaft avait battu 6-0 et 13-0. Dans les faits, même privée de Mickael Ballack et de Torsten Frings, la sélection allemande ne devrait pas franchement souffrir samedi soir.
Dans le groupe 5, c'est sans Fernando Torres et David Silva, forfaits, que l'Espagne recevra la Bosnie à Murcie. Pour la troisième fois consécutive, les deux formations se retrouvent dans le même groupe des éliminatoires à une grande compétition internationale. Les récents champions d'Europe, désormais première nation mondiale selon la FIFA, devraient donc évoluer avec David Villa seul en pointe. Bojan, le prodige du Barça réclamé par l'opinion publique, devrait entrer en cours de jeu.
A Barcelone, justement, Fabio Capello vivra face à Andorre son premier match officiel à la tête de l'Angleterre dans le groupe 6. Déjà sous le feu des critiques outre-Manche, le technicien italien ne doit absolument pas manquer ses débuts dans ces éliminatoires. Car la presse britannique n'a toujours pasdigéré l'absence de la sélection nationale lors du dernier Euro. Wayne Ronney se montre confiant : « Nous sommes convaincus que nous avons les joueurs pour bien figurer dans les grandes compétitions, ce que nous ne faisons plus depuis quelques années. J'espère que ça va changer. » Face à une équipe d'amateurs, Capello sera privé de Rio Ferdinand. Le capitaine et défenseur de la sélection anglaise a dû déclarer forfait en raison d'une douleur au dos.
A l'image de l'Allemagne, l'Italie du revenant Marcello Lippi est également sur ses gardes à l'heure de se rendre à Chypre. Non que son premier adversaire dans ce groupe 8 représente un réel danger. Mais historiquement, la Nazionale peine souvent à débuter ses campagnes de qualification. Cette Squadra vieillissante, éliminée en quart de finale du dernier Euro, sera avant tout en quête d'un état d'esprit. Celui qui lui avait permis d'être sacrée championne du monde il y a deux ans, en Allemagne. Lippi a prévenu : « Si nous voulons revivre les émotions de Berlin, il est indispensable de s'engager sérieusement dès samedi, à Chypre. Il n'existe aucun match facile. Pour jouer en sélection, il faudra le mériter. Même pour des joueurs comme Del Piero. » Le meilleur buteur de la Juventus Turin est incertain en raison d'une élongation à une cuisse. G. Ba.